PARIS, 20 sept (Le Bulletin) — Le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé, dimanche, que la dette publique constituait «une chance pour la France». Matignon a chargé Publicis, une agence de communication, de «rendre le sujet moins anxiogène».
«Le mot dette est connoté négativement», a indiqué un conseiller. Plusieurs formulations sont testées : «héritage inversé», «apport financier extérieur». Objectif affiché : que les Français « s’approprient le sujet » et « soient fiers de la dette ». M. Lecornu a établi un parallèle avec l’immigration, « autre apport extérieur dont le pays a su faire une chance ». «La France a une longue tradition d'endettement, a-t-il ajouté. Nous devons être fiers de cette tradition».
Un slogan a été retenu pour la campagne : « Ma dette, mon choix».
Une « marche des fiertés de la dette » est à l’étude, afin de « célébrer la dette, promouvoir toutes les dettes, dans leur diversité ». Bercy y voit « un récit enfin positif ». L’Insee a précisé qu’elle continuerait d'utiliser le mot dette dans ses notes techniques.
Sur le financement du train de vie de la France par des créanciers étrangers, l’agence Publicis a proposé une analogie : « La dette c’est comme les devises des touristes, mais sans les touristes.»